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Benzine 09/04Swod - Gehen *****
City centre offices/ la baleine - 2004Swod est le projet commun d'Oliver Doerell et de Stephan Wöhrmann qui se sont rencontrés à Berlin en 1991. Oliver est guitariste de formation mais utilise aussi les sonorités électroniques et a composé par le passé de la musique pour le cinéma, le théâtre et des expositions. Stephan lui joue du piano de la batterie et ensemble on donné naissance à l'album Gehen un album placé sous le signe de l'art de la séduction et de l'émotion.

Comme souvent avec le label city centre offices, ce n'est pas avec des musiques abrasives ou franchement pop que les artistes parviennent à attirer notre attention mais pas une combinaison subtile de sonorités douces et mélancoliques issues souvent d'instruments traditionnels retravaillés au laptop. Cette fois-ci encore la règle est de mise puisque c'est avec un piano principalement que Swod, parvient à ses fins ; c'est à dire nous toucher avec quelques notes autour desquelles viennent se greffer quelques parasites des samples de voix et autres craquements donnant à la musique de Swod la personnalité qui est la sienne.

Avec ses vagues de notes de piano irrégulières mais intenses, comme des sonates néo-classiques baignées d'électronique, l'album Gehen rappelle le travail d'un Sylvain Chauveau, et plus récemment des albums signés Hauschka ou Max richter avec une approche du piano assez semblable. Plus éloigné sans doute, on pourra évoquer aussi le nom de Keith Jarret, sans doute pour la pureté et l'émotion qui ressort de l'instrument en lui-même.
Quoi qu'il en soit, Gehen est un disque bouleversant qui fonctionne grâce à des éléments simples mais qui distillent une beauté triste sans égal, à la fois revigorante et apaisante.
Benoît Richard   
Les inrockuptibles 10/04Swod



Gehen
(City Centre Offices / La Baleine) Comment, surtout si l'on s'intéresse un tant soit peu aux musiques actuelles, peut-on ne pas aimer Berlin ? Et d'ailleurs, qui, quinze ans après la chute du mur de la honte, oserait prétendre que la scène locale, portée par un vent de liberté qui ne veut pas retomber, ne casse pas des briques ? Trop longtemps muselé, Berlin brûle de se faire entendre : passé de l'influence de la Stasi à celle de l'ecstasy, son cur bat aujourd'hui à tout rompre.
C'est de cette ville palpitante que nous arrive, aux bons soins du label City Centre Offices, une authentique splendeur, signée d'un nom étrange, Swod, formé des initiales de ses deux coauteurs, Stephan Wöhrmann et Oliver Doerell. Si la musique de Swod requiert une écoute attentive, elle n'est pas "difficile" pour autant - oh ! que non ! - et ceux qui achèteront l'album de ce duo drôlement doué ne seront peut-être pas nombreux, mais tous seront heureux. Heureux de glisser dans leur discothèque, tout près de ceux de Sylvain Chauveau, un disque si remarquablement compact, que sa densité et sa subtilité radicales promettent à une longue destinée, en marge des pestilences éphémères de notre époque coprophile.
Heureux de découvrir en Gehen mieux qu'un disque : un allié, le compagnon idéal des heures de solitude, qui prend sa pleine mesure dans le courant de la nuit, quand la ville - Berlin, de préférence... - semble devenue déserte et attend l'aurore comme une femme attend un enfant. Heureux de croire un instant, au contact de ces lentes précipitations d'un piano bruineux, délicatement parasitées par de discrètes interférences électroniques, qu'on a tous quelque chose en nous d'Erik Satie. Heureux de tremper leurs oreilles dans un tel bain révélateur, coulant de la source mélancolique la plus vive, suite auquel le silence lui-même paraît bouleversé. Heureux, enfin, de s'imaginer, comme Alice, partir au pays des merveilles - et n'en pas revenir.
Jérôme Provençal



Liability 09/04Swod-Gehen[City Centre Offices/La Baleine::2004] Swod est un duo composé par Oliver Doerell et Stephan Wöhrmann. Le premier, guitariste, bassiste et touche à tout électronique, le second, pianiste et batteur arrivent avec cet album à ouvrir de nouvelles portes. Je ne sais pas si ils ont un jour ou l'autre écouté des types comme Didier Squiban mais le jeu de Stephan Wörhrmann y ressemble à s'y méprendre. L'idée était ici de donner autour de ce jeu de piano une orchestration post-rockienne. On aurait pu émettre quelques doutes sur le concept mais force est de constater que la sauce arrive à prendre sans trop de peine. Un piano seul aurait donné une connotation assez intimiste aux compositions mais ici les traitements électroniques et les autres rajouts instrumentaux changent complètement la donne. La musique de Swod pourrait presque servir pour une bande son de film. L'univers de Swod est certes mélancolique mais il ne fait pas dans la sensiblerie de mauvais roman à l'eau de rose (comme si il pouvait en exister de bons). Il existe ainsi une profondeur et une beauté qui respire la bonne foi.Ce disque c'est un peu la recherche du bonheur perdu. On sent celui-ci proche mais en même temps il reste inaccessible. A se demander si celui-ci existe vraiment ou s'il ne se matérialise qu'en de fugaces moments. En tout cas Swod a décidé de mener cette quête. D'où sans doute cette mélancolie persistante qui vous atteint avec une grâce déconcertante. Les esprits chagrins diront que cela ressemble à tous les pianistes solistes qui étalent leurs spleen comme E.Satie, W.Mertens, M.Nyman voire Y.Tiersen. Mais les habillages tantôt post-rock, tantôt électronica ferait plus rapprocher Swod à Labradford. Quoiqu'il en soit la musique de Swod touche en profondeur faisant montre d'une classe certaine et qui ne doit, finalement, rien à personne. Un disque solaire comme on les aime mais un solaire hivernal. par Fabien, chronique publiée le 09-08-2004 



trax 09/04



 GBDJ - magazine / 11.04.



Sutemos / 09.04.SWOD - Gehen ( cco/ baked goods )A new citizen in the City Centre Offices Republic of beauty? Yes and No.Swod is a project of Oliver Doerell and Stephan Wöhrmann. Names aren't eloquent. It should be more clear if I say that Oliver is a member of Dictaphone project which has already released one EP and one album on CCO.
Anyway this music is in a pretty different colour and it reminds me more of ideas of Porn Sword Tobacco. If someone wakes me up in the night time and orders to describe this album in one sentence I would say "bloody delicate running piano with a pinch of electronic crackle spice".
The general idea of the album is not a new one - a sound track for half forgotten film. That may be the reason why it is so flat and so hypnotizing.
That may be the reason why the mood of it is so unnamable and ever-changing.That may be the reason why listening to the piano that is so soft like a run on the ice with the bare foot, visions appear in front of my eyes. And those crackles and voices are like a springboard for my fantasy. The view of running stream is supplemented by a cracking snow, snowbound leaves, cold wind and people shrinked with cold. It is like and old, black and white movie. It feels strange to see this kind of visions in the time of insane summer heat. A real magic of music.
This album cannot be called pointless or simple. That is for sure. One sitting is not enough but such tracks as Fugitif or Gehen is like the love from the first time - it suck you in and does not let go. Sincere applause.But the monotony of the album is enchaining the listener. It is embracing.
The idea that this release would have a DVD with the visuals of musicians' inspirations seems interesting. On the other hand this music is really sincere and the intangible visions of it charm you sweetly...You definitely have to remember this album during the homey winter night.



Rating: 9( Walkman ) SWOD
Gehen
City Centre· Piano and glitches, continued.
It's hard to keep track of all the releases that match fragmented (French composer Eric) Satiesque piano with electronic glitches in 2004. Yes, it's a cliché, but so is the bass, guitar and drums lineup, and even after half a century, there's still at least one good album in that form every year. So, skipping over Hauschka, Porn Sword Tobacco and many others, I'll get straight to the best of the lot.SWOD is the acronym of German duo Oliver Doerell (electronics) and Stephan Wohrmann (piano). Doerell should be known to at least some as part of Dictaphone, whose 2002 release M.=Addiction opened new territories in electro-jazz that remain largely unexplored. While this latest effort goes in a different direction, it maintains the high standards he set then (and with Dictaphone's follow-up 12).Wohrmann's playing owes more to Keith Jarrett's Koln Concert than to a direct classical influence, but within that stylistic line, the stop-start rhythm of Gehen gives this work its own distinctive sound - intense without being overbearing, light without being lightweight.Following Sylvain Chauveau and Sakamoto/Noto, this doesn't count as groundbreaking, and yes, there are 70-year-old European composers writing piano music that will probably age a lot better, but this album's energy takes this newly popular genre to a new level.4/5TIMOTHY HECK




D Groove 8/04
Swod - Gehen
(City Centre Offices/Morr Music/Hausmusik)
Stephan Wöhrmann und Oliver Doerell, kurz Swod, sind zwei begnadete Musiker, die auf ihrem Album "Gehen" kleine Mini-Dramen stricken, denen man sich nur äußerst schwer entziehen kann. Herr Doerell, der u. a. auch für den knurspelig rockenden Repetitionsjazz von Dictaphone verantwortlich zeichnet, verliert sich zusammen mit seinem Partner hörbar tief im Musizieren, und die beiden ziehen den Hörer weit mit hinein in ihre kleinen Filmscore-haften Epen aus Klavier, Gitarre, Bass und verhalten knurspelnder Elektronik. Das ist wirklich ganz großes Kino und mäandert frei zwischen dem reduziert klimpernden Erik Satie, dem Fluss eines Ryuchi Sakamoto und ­ auch wenn Swod den Vergleich wahrscheinlich nicht gerne hören werden ­ dem getragenen Pathos von Michael Nyman. In der Summe harmonieren diese Pole aber äußerst hervorragend miteinander und wachsen mit jedem Hören um ein weiteres Stückchen zusammen. Kaufen, hinlegen, zuhören, Repeat drücken. SD



DE:BUG 9/04 SWOD - Gehen

Mit Swod schafft sich Oliver Doerell von Dictaphone nicht nur ein zweites Standbein, sondern zusammen mit Stephan Wöhrmann ein völlig neues Zuhause.Da steht ein Flügel ,an der Wand hängt Romy Schneider,an der Steckdose hängt ein Rechner und schon wird alles gut . Kennen gelernt haben sich die beiden Macher von SWOD bereits 1991 ,doch das Miteinander beschränkte sich auf das Zusammenwohnen.In dem einen Zimmer saß also Stephan Wöhrmann am Klavier und spielte " manisch " vor sich hin , im anderen Zimmer drehte Oliver Doerell an verschiedenen Elektronikteilen und bastelte verwischte Stücke zwischen Jazzsound und knisternder Elektronik . Das Soundgemisch auf dem Flur war dann wohl so etwas wie die frühe Version von SWOD ,die nun ausformuliert auf einer gemeinsamen Platte so einiges schön zusammenfügt : pulsierendes,zurückhaltendes Schlagzeug , diverse Saiteninstrumente,Elektronik und ein Piano. Die Handschrift von Oliver Doerell ist auch bei SWOD herauszuhören ,doch es macht Sinn, daß das Ganze nicht unter dem Namen Dictaphone erscheint , Oliver Doerells Projekt im Verbund mit Roger Döring . Ganz offensichtlich anders ist die Klangfarbe von SWOD,dank der wunderbar offenen Pianoaufnahmen wirken die Stücke luftiger als die gut geerdeten tiefblauen Slowmotion-Monster von Dictaphone .Und tatsächlich ist SWOD nicht "nur" Dictaphone mit anderen Personal.

Oliver erklärt :" Gearbeitet haben wir eher getrennt ,Stephan hat die erste Hälfte des Prozesses dominiert und ich die zweite .Er hat mir Kavieraufnahmen gegeben , auf die ich anfing zu improvisieren . Wir wollten die Aufnahmen nicht quantisieren oder loopen ,so das jedes Instrument live zum Klavier gespielt wurde , ein sehr langer Prozess...
Dictaphone ist viel loop - orientierter und von der ersten bis zur letzten Note in meiner Hand.Andere Stücke waren eigentlich schon fertige Klavierstücke ."Tucholskystr.34 " etwa brauchte nur kleine Elemente . und dann gab es auch noch gemeinsame Improvisationen ( z.b . Hochbahn ) , die aufgenommen und bearbeitet wurden. Um die Endversionen der Stücke zu finden , haben wir viel Zeit miteinander verbracht , eine sehr schöne intensive Zeit ! "

Gerade die "Nacht" - EP von
Dictaphone auf CCO brachte deren Sound noch weiter auf die Deepness-Skala. Musik , die einen absolut hypnotisiert und vereinnahmt und das mit wunderbaren Harmonien . Es liegt also wohl kaum an einem Nicht-weiter-Wissen ,daß es nun SWOD gibt .  Oliver:" Ich hatte schon das Bedürfnis etwas anderes zu machen , und ich sah auch wenig Sinn darin ein zweites Projekt zu starten , was man dann mit Dictaphone verwechseln könnte . Die Arbeit mit Stephan ist gleichberechtigt und verläuft ganz anders als bei Dictaphone . Wir haben lange an verschiedene Versionen gesessen und uns gemeinsam für eine relativ minimale ,spröde Version der Stücke entschieden . Daß man meine Handschrift trotzdem durchhört finde ich gut und natürlich. Das Lebendige ist mir bei SWOD und Dictaphone sehr wichtig .Maschinen zu programmieren hat mir noch nie wirklich Spaß gemacht .

Oliver Doerell hat schon häufiger für Theater, Ballet und Film Musik geliefert . Und so kann man sich auch einige Stücke des Albums als Soundtrack vorstellen . Was in dieser Richtung wäre denn denkbar ? Hatten sie bei der Arbeit Bilder im Sinn, einen Film ? Oliver :" Ich sehe nicht wirklich einen Film ,eher einzelne Bilder und Stimmungen .Es fällt mir schwer diese zu beschreiben ,ich glaube die Musik tut das .Es sind schon die wiederkehrenden Stimmungen der Großstadt ...Reizüberflutung ,Bewegung, Einsamkeit und Hoffnung . Das Stück "Fugitif 1" ist ein gutes Beispiel ,da es viele unterschiedliche Ebenen / Bewegungen hat ,die anscheinend nicht zusammen funktionieren können ,aber sich dann doch irgendwann treffen und ein komplexes Gemeinsames ergeben . Wenn sowas passiert , ist das selten und sehr schön ! "




René Margraff
Keys 9/04Soundtrackartig pirscht sich das Projektalbum "Gehen" von Oliver Doerell und Stephan Wöhrmann heran.Trotz der reduzierten Instrumentierung, die sich hauptsächlich auf Piano, Bass, Granular-Scapes und strange Sample-Bits konzentriert, schaffen es die 10 Tracks mit ihrer hypnotischen Wirkung zu faszinieren. Behagliche Pianoläufe stranden im Wohnzimmer, wobei sie stellenweise sogar auf Phillip-Glasschen Wogen schwimmen. Zarte Rhythmuskörnchen und rosa Rauschgeneratoren plocken freudig dazu und werden durch seidige Filterbänke weichgespült. Die perfekte Stummfilmuntermalung für "das Kabinett des Dr. Caligari" plus Popcorn-Knistern! (jb)  
Jazzthetik 9/04Von SWOD kennt man den Namen Oliver Doerell bisher besser als Dictaphone, der Name Stephan Wöhrmann sagte mir bisher nichts. Das wird sich ändern, denn "Gehen" ist eine mehr als spannende Angelegenheit. Wöhrmann ist für die dominanten Piano-Passagen verantwortlich, die vom Label als neo-klassizistisch beschrieben werden (was es einigermaßen trifft) und auf Schlagzeug und Elektronikgeknusper treffen. Bisher trafen Doerell und Wöhrmann vor allem aufeinander, um die Musik zu alten Stummfilmen beizusteuern. Und dieses filmische, illustrierende Arbeiten ist auf "Gehen" jederzeit präsent. In diesen Kontext passt es dann auch, dass "Attends" in etlichen Passagen an die Titelmelodie der hervorragenden Serie "Six Feet Under" erinnert,ohne den Pinguin-Cafe-Orchestra-Touch zu evozieren. Was der Qualität aber beileibe nicht schadet.
(Klaus Smit)



Music- scan 9/04Swod
Gehen
*********
City Centre Offices / Hausmusik / Indigo
Hinter Swod verbergen sich Oliver Doerell und Stephan Wöhrmann, die ja beide keine musikalischen Unbekannten mehr sind. Doerell ist in der Vergangenheit vor allem unter dem Pseudonym "Dictaphone" positiv aufgefallen, wobei sich Stephan Wohrmann ebenso wie sein Kollege auf die Komposition von Theater- und Filmmusik konzentriert hat. Und diese Hintergründe lassen sich auch auf "Gehen" sehr deutlich heraushören, doch glücklicherweise lassen sich Swod nicht darauf herab, esoterisch anmutende Klangflächen zu den miserabel oft zitierenden Filmen vor dem inneren Auge zu vertonen, sondern haben hier ein paar sehr subtile und vielschichtige Tracks geschaffen, die sicherlich die Bezeichnung cineastisch verdienen, aber doch im Endeffekt weit darüber hinausgehen.Dabei sind die Vergleiche im Beipackzettel ausnahmsweise sehr treffend, wenn da von Eric Satie oder Ryuchi Sakamoto gesprochen wird, denn von der Grundästhetik und der Herangehensweise ist die Musik Swods doch sehr ähnlich. Was im Prinzip schon ein ganz klares Qualitätssiegel, wenn nicht sogar ein kleiner Liebesbeweis ist. Es zirpt, glitscht, knarzt und vibriert über eine angenehm monoton und patternhaftig angelegte Basis aus Klavier und Rhythmusfragementen, die sowohl elektronischer als auch "handgemachter" Natur sind. Minimalistisch könnte man sagen, doch eben nur manchmal. Beschränkung dient hier sowohl als Stil- als auch als Ausdrucksmittel um diese ungemein melancholischen, introspektiven und fast schon in sich versunkenen Klangstrukturen zu erschaffen. Effekthascherei und große Gesten findet man hier natürlich genauso wenig wie massentaugliche Tracks für irgendwelche Dancefloors oder Szenelounges. "Gehen" funktioniert schon über weite Strecken über den Kopf, wobei sich ein wohliges Gefühl im ganze Körper nicht verleugnen lässt.  
Spex 8/04 Swod - GehenCity-centre-offices / HausmusikOliver Doerells wunderbares Dictaphone-Projekt wurde hier ja schon öfters lobend erwähnt. Jetzt hat er sich mit seinem Mit- Berliner Stephan Wöhrmann zu
SWOD zusammengetan ,mit "Gehen" ( City-centre-Offices / Hausmusik / Indigo )eine Platte voller verletzlicher Klangminiatureneingespielt und dabei das
Saxophon von Dictaphone durch ein Klavier und eine Guitarre ersetzt .Das erinnert,klar, an Eric Satie, Ryuichi Sakamoto oder Keith Jarrets Nachts-alleine-
im-Wohnzimmer-Soundtrack " The Köln Concert ".



FS Phlow 8/04Swod - Gehen (City Centre Offices)

Swod - das sind Oliver Doerell (Dictaphone) und Stephan Wöhrmann. "Gehen" - das Projekt der beiden ist das, was man Pianotronics nennen könnte oder eben einfach eine tolle Platte, die man sehr sehr leise hören sollte.Die Platte erinnert mich an Soundexperimente die ich selbst mal gemacht habe. Dabei hatte ich damals einfach einen Pianotrack von Eric Satie im Quicktime-Player geöffnet und dazu noch einen sehr reduzierten Clicktrack. Die beiden Tracks habe ich dann so lange versetzt gegeneinander ablaufen lassen bis bei mir das Gefühl da war, die beiden Sachen würden sich perfekt ergänzen.Swods "Gehen" macht genau das. Stephan Wöhrmann spielt Piano und Oliver Doerell füllt die Lücken so perfekt mit Sounds, dass man am liebsten losheulen möchte. Anfangs wirkt das sehr experimentell. Im zweiten Track begleitet einen das Schleifgeräusch einer Vinylplatte. Track 3 "Nein" bewegt sich fast schon in Richtung Song. Vocalfetzen sorgen für Wärme, obwohl man diese zuerst nicht versteht. Sie bleiben eher als Ahnung im Gedächtnis, dass dort jemand ist, der einen behütet und durch den Song trägt. Gegen Mitte des Songs merkt man dann, dass es nur das Wort "Nein" war.Jeder einzelne Track ein Wunder für sich. Bilder entstehen im Kopf, verändern sich. Man hört einen Track zum zweiten Mal und glaubt, man kennt ihn nicht. Sehr cineastisch wie das ein Sylvain Chauveau immer ist, ein Yann Tiersen manchmal. Swod haben hier einen Film vertont, den es hoffentlich nie geben wird. (mrcs)  Hayfever 9/04



Swod
- Gehen ( Label: City Centre Offices / Hausmusik / Indigo | Format: LP / CD )
City Centre Offices machen Ernst und schlagen mit Swod eine Brücke von E-Musik über Soundtrack zu künstlerisch-elektronischer Soundspielerei. Keine Musik, die nur Musik ist, zumindest wirkt sie nicht so.Swod sind Stephan Wörmann und Oliver Doerell und wenn man die Initialen der beiden nimmt erklärt sich der Projektname wie von selbst. Oliver Doerell hat als Teil von Dictaphone, ebenfalls auf City Centre Offices, schon bewiesen, dass die Grenzen zwischen ruhiger Elektronik und Jazz durchaus zum Schmelzen zu bringen sind. Gemeinsam mit Stephan Wörmann betrieb er schon seit längerem Live-Vertonungen von Stummfilmen. Jetzt trägt die musikalische Zusammenarbeit auch konservierbare Früchte in Form des Albums "Gehen".
Dieses ist mit Verlaub gesagt schon etwas seltsam. Melodien, vornehmlich auf dem Klavier gespielt, stehen gleichberechtigt zu elektronischen Geräuschen zwischen statischem Rauschen, verfremdeten Schaben und beatartigem Geplucker. Das faszinierende ist aber, dass beide Elemente nie wirklich zusammenkommen und eher gegeneinander ankämpfen. So wirkt es trotz hochgradiger Melodiösität nie so, als ob gerade Musik laufen würde.
Es ist immer mehr, was dort mitschwingt. Irgendwie so, als ob man neben der eigentlichen Musik noch einen Raum dazubekommt, der mit eigenen lebenden Geräuschen die Melodien umschließt, bevor sie sich letztendlich im realen Raum verteilen. Beim ersten Mal Hören mutet das noch sehr ungewohnt an, wird aber immer besser je öfter man sich der Materie nähert.
Hier wirkliche Einordnungskriterien zu benennen ist wirklich schwierig, für die Ungeduldigen sei aber gesagt, dass sich Swod zwischen neueren Labradford, Eric Satie und irgendwie auch "Für Elise" aufhalten. Letztendlich wirkt "Gehen" dann wie ein Soundtrack in dem auch noch zusätzlich die Geräusche des Films enthalten sind. Wenn dann gelegentlich ein natürliches Schlagzeug aufblitzt und alles in Richtung Jazz schiebt, braucht die Frauenstimme gar nicht mehr "Bin ich hier?" zu fragen, denn in dem Film, der gerade vor dem inneren Auge läuft ist sie es schon lange.Philipp Bückle



 



  



El País"A pesar del gran peso de la electrónica computada uno de los aciertos de SWOD es su directo. El dúo, a medio camino entre la frialdad instrumental y la proximidad, consiguen convertir su música en una pequeña caricia repleta de evocaciones de lo más dispar. Una música que invita a la ensoñación, algo dificil de encontrar en el panorama actual de todas esas músicas inclasificables a las que eufemisticamente llamamos contemporáneas"






> sekunden |



Luke Vibert
Sekunden sounds like a child lost in the snow, desperately clawing through a fragmented landscape in search of their parents. The disconsolate Montauk delicately starts the album with a lonely, repeating piano that beacons like Morse code through the mist. The bass desperately tries to warm up the rhythm but only briefly manages before the sonar falls into an electric fuzz and eerily merges into the lost chatters of Ja. The process of this wandering piano hopelessly searching for life is a continual theme which even in the coldest moments, always manages to melt into the warbles and twitters around it. Deer is the happiest point of the album, when the notes seem a bit more playful and adventurous, yet accompaniment is ever fleeting and the next abandoned piece is always just around the corner.

The detached piano searching for friends is reflected in Swod’s methodical design structure. Stephan Wöhrmann will slowly press out a haunting piano part before handing it over to Oliver Doerell to provide the subtle electronics and breathing bass. The tracks are passed back and forth until they feel satisfied that the sounds have glued together. Sekunden is their follow up to debut Gehen and has a slightly increased set of acoustics without losing that isolating and icy touch. It’s just the right length and stays engaging right to the end of Paintage’s manipulative pull.

Luke Vibert, 2007



06 » Swod - Sekunden - [City Centre Offices]
Electronica ist nicht mehr die musikalische Spielart, von der man sich irgendwelche Epiphanien verspricht, zu abgehangen wirkt das Rumgeplöckel aus der Festplatte längst wieder. Doch gelegentlich beherbergt auch die Electronica noch echte Überraschungen.
Beispielsweise diese wunderschöne zweite Platte von Swod. Ihr Trick ist ganz simpel: Die Auswahl von anrührenden Samples, die gar nicht groß bearbeitet, sondern einfach unbehauen mitten in die Klanglandschaft gesetzt werden. Etwa in dem Stück "Belgien", wo man plötzlich das Gefühl bekommt, sich in einer Art Hörspiel zu befinden, und wo die Samples etwas andeuten, dessen Rest man sich selbst dazu denken kann. Ist dann fast so gut wie Kino.



... „Sekunden“ ist ein Album in das man sich fallen lassen kann und das selbst nach mehrmaligen Hören ganz erstaunliche, stets aufs Neue faszinierende Facetten offenbart....

Matthias Schneider. Arte 10/2007



Stars of the Lid's "And the Refinement of the Decline" is the woozily atmospheric 2007 album that has critics falling under its spell, but Swod's "Sekunden" is, quite frankly, the more beautiful and haunting release. Just the second collaboration between Oliver Doerell (guitar, bass, and electronics) and Stephan Wöhrmann (piano, drums), "Sekunden" is a gentle, low-key immersion into sanguine moods, gossamer production, and some of the most dreamily bittersweet melodies to be found these days. Enigmatic, mysterious, and yet somehow as comforting as a freshly made hot cocoa with cream, "Sekunden" bests even Brian Eno at his most bucolically ethereal

Bret McCabe, Clubland,, 2007
Sekunden









What If George Winston’s Seasons albums were reinterpreted by Radiohead circa Kid A? Swod has more going on than that. But with rich, contemplative notes of piano up front and leading on songs like “Ja” and “Montauk” and enouraged along by the slightest electronic rustle, like a lightbulb’s filament quietly losing its life, Swod should get used to the heroic R-Head comparisons.

Johnny Loftus 2008
Sekunden



Sekunden is the second Swod album from longtime Berlin collaborators Oliver Doerell and Stephan Wöhrmann, but it has the depth and maturity of a 10th release. Working with shards of piano and bass alongside minimal electronics and disjointed field recordings, Swod deconstructs melodies to their bare essentials. Opener “Montauk” builds a collage from piano and bass loops, while “Ja” lets drawn-out chords and found sounds guide its ascent. Elsewhere, “Belgien” is an emotional neoclassical composition, while album closer “Paintage” allows enough drums and static to end on a (minimally) louder note. Comprised of complex pieces with a decidedly limited palette, Swod’s Sekunden is a masterful, moving work.

Josiah Hughes, December 2007
Sekunden



Trois années se sont écoulées depuis Gehen. Trois années pendant lesquelles on n'aura pas entendu parler de Swod, groupe bicéphale dirigé par Oliver Doerell et Stephan Wöhrmann. Chacun aura pu mener sa barque, l'un avec Dictaphone, l'autre en créant pour qui voulait bien lui accorder sa confiance. Pour autant, Swod n'est pas qu'une simple parenthèse dans la vie artistique des deux hommes. Gehen n'aurait sans doute pas été aussi inspiré et réussi si cela n'avait été qu'un passe-temps. Par conséquent, Sekunden marche, logiquement, sur les traces de Gehen, reprenant les mêmes ambiances hivernales, de beautés froides et de clarté musicale. Piano, basse, guitare, batterie, traitements électroniques font partie des éléments constituant l'équation formulée par Swod. On connait déjà, de toute façon, la réponse. Comme un calque polychrome, le duo s'évertue à retranscrire tout ce qui avait pu fonctionner sur le précédent disque. Et c'est avec un certain émerveillement que l'on constate que Swod a gardé intacts ses longues mélopées au piano, sa discrétion électronique, et la justesse sonore des autres instruments.

D'ailleurs, tout sonne juste sur ce disque et même s'il ne renouvelle pas vraiment l'univers sonore du groupe, il l'installe dans une identité qui a su développer les formats néo-classiques et l'électronica la plus fine. A l'évidence Swod s'est aussi nourri des expériences menées à l'extérieur du groupe. Ainsi leur musique est plus assurée, plus affinée et ne manque jamais d'aller plus loin de ce que Gehen avait pu faire. Comme une véritable excursion dans de vastes étendues enneigées, Swod n'oublie pas de se faire plus chaleureux quand cela est nécessaire. Il suffira, alors, d'écouter ce disque les yeux fermés et l'esprit reposé pour se laisser transporter par les mélodies limpides du groupe. Swod confirme la passerelle qu'il avait créé avec Gehen, à savoir concilier le field-recordings avec les formats de la musique nouvelle et ceux des néo-contemporains. C'est beau comme du crystal et c'est tout ce qu'il y a à en dire.


Liability



Sekunden sounds like a child lost in the snow, desperately clawing through a fragmented landscape in search of their parents. The disconsolate Montauk delicately starts the album with a lonely, repeating piano that beacons like Morse code through the mist. The bass desperately tries to warm up the rhythm but only briefly manages before the sonar falls into an electric fuzz and eerily merges into the lost chatters of Ja. The process of this wandering piano hopelessly searching for life is a continual theme which even in the coldest moments, always manages to melt into the warbles and twitters around it. Deer is the happiest point of the album, when the notes seem a bit more playful and adventurous, yet accompaniment is ever fleeting and the next abandoned piece is always just around the corner.

The detached piano searching for friends is reflected in Swod’s methodical design structure. Stephan Wöhrmann will slowly press out a haunting piano part before handing it over to Oliver Doerell to provide the subtle electronics and breathing bass. The tracks are passed back and forth until they feel satisfied that the sounds have glued together. Sekunden is their follow up to debut Gehen and has a slightly increased set of acoustics without losing that isolating and icy touch. It’s just the right length and stays engaging right to the end of Paintage’s manipulative pull.


Luke Vibert, 2007





Beginning with the repeating piano chords and understated bass riff of Montauk and riding into the disembodied voices and gentle timber of acoustic drums in Deer the bittersweet soundscape of Swod mirrors the ice-melting freshness of Scandinavia in spring. Gentle pauses between swelling piano interludes are interjected with distant whirrs and whistles, the warmth building into a cinematic ambiance that instantly captures and maintains a tender, spacious mood. A follow-up to their debut, Gehen, Sekunden continues Swod´s velvety blend of acoustic and digital soundscapes. Embodying a sense of artful longing, Sekunden does occasionally edge into melodramatic theme music. Belgien is the clearest example but everything is beautifully redeemed by the constant return to a sparse, gentle, glitch-laced jazz sensibility that renders the gorgeously tender and cool atmospherics. (Forced Exposure)


Romina Wendell
Sekunden



......In den faszinierendsten Momenten hat das etwas von den beiden großartigen Alben, die Brian Eno zusammen mit Harold Budd einspielte – »Ambient 2 / The Plateaux of Mirror« (1980) und »The Pearl« (1984)......

Thomas Hübener. SPEX 9/2007













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